Sortie annuelle AFM-France

Le 16/05/2009 - Louresse-Rochemenier (49) - France

village-troglodyte-rochemenierAFM-France est partie dans la région du Saumurois, entre Angers et Saumur.

On a tout d’abord commencé par la visite d’un village troglodyte à Rochemenier qui comprend dans son ensemble environ 250 salles souterraines réparties en une quarantaine de fermes.

Contrairement aux troglodytes dans le tuffeau du coteau de la Loire, le village de Rochemenier est creusé en terrain plat dans une roche coquillière appelée « falun ». Dès le Moyen-Age, au lieu de construire des maisons, les paysans creusaient la cour de leur ferme comme une carrière à ciel ouvert, puis, autour de celle-ci, l’habitation et les dépendances. Ce mode de vie s’est perpétué jusqu’au XXème siècle.

Cette architecture présentait, jadis, bien des avantages :

- Les paysans utilisaient ou vendaient la roche au fur et à mesure qu’ils creusaient, ce qui couvrait tout ou partie des frais de creusement. L’apport de matériaux extérieurs pour la construction des façades et des cheminées était minime. Il en résultait un habitat économique (creuser coûtait moins cher que construire).

- La roche a la propriété de rester relativement sèche.

- La température moyenne de la roche est de 12°C. Par conséquent ces maisons sont fraîches en été et chaudes en hiver. Les habitants dépensaient moins de chauffage que dans une maison ordinaire.

- Etant situées sous la plaine, les maisons sont protégées du vent.

- Il n’y a pas de risque d’incendie.

- Les maisons sont faciles à entretenir : il faut maintenir en surface une végétation ni trop haute ni trop basse pour assécher le sol sans abîmer la voûte. Il est parfois nécessaire de consolider la façade, seule partie de la maison exposée aux intempéries et à l’érosion.

Les inconvénients sont l’absence de communication intérieure entre la plupart des pièces et, souvent, une clarté insuffisante, les ouvertures ne pouvant se situer qu’en façade.

La roche « falun » est une sorte de sable calcaire qui était transporté puis répandu dans les terres acides situées à quelques kilomètres d’ici afin de « chauler » le sol, c’est-à-dire neutraliser son acidité. Le creusement d’une ferme produisait environ 4000 m3  de falun, transportés dans des tombereaux qui contenaient 1 m3 à 5 m3. Le chantier pouvait durer longtemps mais la main-d’œuvre, jadis, était abondante et bon marché.

Les fermes visitées ont été abandonnées vers le début du XXème siècle et achetées par la commune en 1965. Celle-ci a réalisé un travail de longue haleine pour collecter et mettre en place des objets (outils, meubles..) afin d’aménager ces caves en vue d’une exploitation touristique.

restaurant-pieds-bleus-prebanAprès la visite, nous nous sommes rendus à Préban pour déjeuner dans le restaurant atypique « Les Pieds Bleus ». Pour y accéder, nous traversons un couloir de 100 mètres creusé de la main de l’homme dès le XIIème siècle dans de la roche tuffeau. Le restaurant propose des formules repas basés sur les produits de la cave : escargots, champignons et fouées (délicieuse pâte à pain travaillé et cuite devant nous dans un four traditionnel).

musee-champignonAprès un excellent repas, nous nous sommes dirigés vers St Hilaire-St Florent pour le « Musée du Champignon », musée situé au cœur d’une champignonnière traditionnelle en activité : 10 tonnes de champignons de Paris récoltés par an. Nous avons marché dans les caves au milieu des cultures et découvert les secrets des champignons de Paris, des pleurotes, des shii takés, des pieds bleus et autres champignons exotiques.

 

parc-miniature-souterrain300 mètres plus loin, nous avons réalisé notre dernière visite : le parc miniature souterrain « Pierre et Lumière ». Un site où nous avons vu les Joyaux du Val de Loire, églises, villes, villages et châteaux, sculptés dans la pierre de tuffeau, à l’échelle 1/30ème.

« Pierre et Lumière » est né de la rencontre de deux hommes de passion : Yann Bouchard avait l’idée, Philippe Cormand savait sculpter.

Amoureux et natif de la région, Yann Bouchard est un passionné des constructions. Son idée était de présenter les plus beaux monuments du Val de Loire, au cœur même du matériau de leur construction, avec une lumière particulière pour le patrimoine religieux.

Philippe Cormand, lui, est originaire de Bretagne. Il sculpte la pierre, le bois, et la glace. Il a été primé dans de nombreux concours internationaux (5ème au concours de sculpture de glace au Canada en 1998) mais c’est certainement à « Pierre et Lumière » qu’il a donné pleinement la mesure de son talent  Plusieurs centaines de tonnes de pierre ont été tronçonnées, taillées puis sculptées jusqu’aux plus petits détails. Le parcours de la visite offre un vrai moment d’enchantement à la fois récréatif, pédagogique et artistique. (http://www.pierre-et-lumiere.com)

Une fois de plus, la sortie annuelle s’est déroulée dans la convivialité et la bonne humeur.

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